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> >> Information d'affaires Technologies du développement durable Canada L’innovation joue un rôle de premier plan dans la mise au point de technologies propres contribuant à amoindrir les effets des changements climatiques, la réduction des gaz à effet de serre et l’amélioration de la qualité de l’air, de l’eau et du sol. C’est dans ce contexte qu’intervient Technologies du développement durable Canada (TDDC), une fondation à but non lucratif créée en novembre 2001 par le gouvernement fédéral afin d’aider les entreprises à accélérer le processus d’innovation. Développement et démonstration La mission de TDDC est d’agir comme le principal catalyseur en vue de la construction d’une infrastructure technologique du développement durable au Canada. L’organisme puise dans un fonds de placement d’une valeur de 550 millions $ pour financer le développement et la démonstration de technologies novatrices susceptibles d’aider les entrepreneurs dans le secteur des technologies propres. Dans la chaîne d’innovation, l’étape du développement et de la démonstration suit celle de la recherche en laboratoire et précède immédiatement celle de la commercialisation. Pour TDDC, il s’agit du maillon le plus faible de la chaîne d’innovation au Canada et c’est en agissant spécifiquement à ce stade qu’elle est susceptible d’influencer le plus positivement le processus d’innovation en matière de développement durable. «Nous agissons un peu comme une entreprise de capital de risque, précise Mme Sharpe. Avant d’accepter le financement d’un projet, nous évaluons non seulement la technologie elle-même et ses impacts probables, mais aussi sa pertinence dans le marché et ses chances de succès d’un point de vue commercial. Ce que nous souhaitons précisément, c’est d’accélérer l’entrée de technologies novatrices sur le marché.» Financer des projets et non des entreprises Ainsi, en 2003, TDDC a contribué au financement d’un projet de conversion des déchets en carburant porteur d’hydrogène, mis au point par la firme Enerkem, de Montréal. Dans ce cas, la contribution a été remise à un consortium formé par Enerkem et trois autres partenaires, soit SOQUIP Énergie, l’Université de Sherbrooke et Enviro-Accès. Depuis avril 2002, TDDC a mené cinq cycles de financement, dans le cadre desquels près de 900 projets ont été soumis à son attention de la part de quelque 2 500 entreprises et institutions regroupées en partenariat. L’organisme a accordé une aide à 46 projets pour des contributions totales de 89 millions $, auxquels il faut ajouter 254 millions $ versés par d’autres partenaires, pour un grand total de 343 millions $. Les demandes de financement soumises ont touché 57 catégories de technologies. «Nous touchons des secteurs très variés, souligne la présidente de TDDC. Il y a bien sûr l’industrie forestières et l’énergie, mais aussi le domaine du transport – qui représente 25 % des émissions de gaz à effet de serre au Canada – la gestion des déchets et l’exploration pétrolière et gazière.» Intéresser le capital de risque aux technologies propres Quel est le bilan de son action jusqu’à maintenant ? Mme Sharpe en est plutôt satisfaite. «Nous voyons déjà les résultats, dit-elle. D’ailleurs, nous avons fourni non seulement du financement, mais aussi une expertise qui a permis de mettre sur pied des partenariats et d’accélérer le processus d’innovation. En particulier, nous sommes heureux que notre action ait permis de faire la promotion des technologies propres auprès des entreprises de capital de risque, qui s’y intéressent de plus en plus.» Le service Info entrepreneurs de la Chambre
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