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> >> Tendances L’investissement étranger : Selon Pourquoi réinvestir au Québec, une étude sur les perceptions des multinationales qui investissement au Québec réalisée tout récemment par le Groupe CAI Global auprès d’une centaine de dirigeants de filiales d’entreprises multinationales représentant plus de 27 000 emplois, le Québec est beaucoup moins intéressant qu’il l’a déjà été à l’égard de l’attraction des investissements étrangers. «Il ressort clairement de notre enquête que la proposition de valeur du Québec a changé et que les dirigeants de filiales d’entreprises étrangères installées ici ont plus de difficulté qu’auparavant à se vendre à leur maison mère», affirme Howard Silverman, le président du Groupe CAI Global, une firme de consultation spécialisée dans la facilitation de projets d’investissement d’entreprises. Moins compétitif Ainsi, à la question «Croyez-vous globalement que le Québec est en train de devenir plus compétitif ?», 33 % des personnes interrogées ont répondu oui, alors qu’en 1994 la proportion était de 70 %. Quant à savoir si leur maison mère réinvestirait au Québec aujourd’hui, seulement 54 % des participants à l’étude ont répondu par l’affirmative et le tiers des répondants sont même d’avis que leurs opérations au Québec sont menacées. Selon Howard Silverman, «les raisons de ce glissement sont multiples et la mondialisation compte pour beaucoup, mais il y a aussi la hausse des prix du pétrole et la montée du dollar canadien au cours des dernières années.» Selon le dirigeant de CAI Global, les raisons de ce déclin ne sont pas toutes externes. «Pendant que la plupart des États de par le monde multiplient les incitatifs – tels que les crédits fiscaux – pour attirer et retenir les entreprises, le Québec les a réduits depuis trois ans. Par exemple, les crédits d’impôt à la recherche sont passés de 20 % à 17,5 %. Quant au principal programme d’appui à l’investissement, ses crédits ont été réduits de 300 millions $ à 75 millions $.» Mieux vendre le Québec et sa métropole Ce qui importe maintenant, estime-t-il, c’est d’articuler des stratégies et des plans d’action autour de ces atouts. «Nous avons des gens qualifiés et nous sommes capables d’innovation. C’est ce qu’il nous faut pouvoir vendre à l’international.» Et il ne faut pas avoir peur non plus de mettre de l’avant des incitatifs financiers pour attirer les entreprises étrangères. «Ce n’est pas de l’argent gratuit, explique M. Silverman. Ce sont des investissements.» Pour mieux se positionner à l’international, ajoute-t-il, il faut aussi se doter d’outils de promotion efficaces. «Il faut investir afin d’améliorer le branding de Montréal et ainsi développer une solide identité montréalaise axée sur nos forces.» Une offre aux membres de la Chambre
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