Montréal, la résiliente

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Ajouté le 10 août 2016 dans Blogue


Qu’adviendrait-il si Montréal était frappée par un tremblement de terre? Ou encore si une autre crise du verglas devait plonger la ville dans l’obscurité pour plusieurs jours? Une fois les heures sombres passées, les villes et les communautés touchées doivent néanmoins être en mesure de se relever et de saisir les occasions d’évolution et de transformation qui s’offrent à elles. C’est exactement ce sur quoi souhaite se pencher le Bureau de la résilience de Montréal, qui vient d’être créé et qui s’active depuis mai à développer une stratégie de résilience urbaine pour la ville.

Si de tels scénarios devaient se concrétiser, les entreprises, grandes et petites, seraient inévitablement appelées à jouer un rôle de premier plan dans la relance de la ville. C’est pourquoi la Chambre collabore, à l’instar de plusieurs organisations de Montréal, à la démarche de cette nouvelle entité.

La Fondation Rockefeller, à l’origine de cette initiative, s’est engagée à investir 100 M$ pour collaborer avec 100 villes du monde entier afin de les aider à devenir plus résilientes face aux défis sociaux, économiques et physiques du XXIe siècle. Montréal est la première ville canadienne à amorcer ses démarches et sera suivie sous peu par Toronto, Calgary et Vancouver.

On entend par résilience la capacité des personnes, communautés, institutions et entreprises au sein d’une ville à résister, à s’adapter et à se développer en regard de chocs aigus (cyberattaque, pénurie d’eau potable, par exemple) ou d’états de stress chronique (pauvreté, changements climatiques).

En janvier 2016, la Ville de Montréal a organisé un atelier sur la résilience au cours duquel les forces et faiblesses de Montréal ont été soulignées. Sur le plan économique, l’économie diversifiée, le nombre élevé de PME et la capacité de Montréal d’attirer des organisations internationales ont été perçues comme étant des forces. Parmi les points faibles qui ont été soulevés figure la faible tendance à favoriser la prospérité économique et à profiter des relances du marché.

La collaboration d’une soixantaine de participants issus de divers horizons contribuera à bonifier la stratégie de résilience de la ville en déterminant ses priorités et en commentant ses orientations ainsi qu’à promouvoir la démarche dans leur propre milieu et à mettre en place des actions pour améliorer la résilience.

Quatre groupes de travail – Diversité et équité sociale, Infrastructures et réseaux urbains, Qualité des milieux de vie, et Prospérité et innovation, auquel la Chambre participera – ont été formés et les premières rencontres auront lieu cet automne.

Une stratégie devrait être dévoilée en 2017. D’ici là, la Bureau de la résilience de Montréal souhaite connaître la perception de la population quant à la résilience de la ville et invite les personnes qui le désirent à remplir un sondage de cinq minutes pour contribuer à ses travaux. Vous pouvez le faire en cliquant ici.

Pour en savoir plus sur l’initiative de la Fondation Rockefeller : https://www.rockefellerfoundation.org/