Communiqué : Pour un soutien accru de la recherche universitaire

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Ajouté le 8 février 2000 dans Communiqués de presse


Pour un soutien accru de la recherche universitaire -
Montréal TechnoVision, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et l'Association de la recherche industrielle du Québec appuient fermement l'avis du Conseil de la science et de la technologie du Québec : «Connaître et innover; des moyens concurrentiels pour la recherche universitaire»

Montréal, 8 février 2000 – Trois organismes majeurs, voués au développement technologique de la région métropolitaine de Montréal et du Québec, Montréal TechnoVision, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et l'Association de la recherche industrielle du Québec, l'ADRIQ, ont joint aujourd'hui leurs voix afin de demander au Gouvernement du Québec de répondre favorablement - dans la mesure de ses moyens - aux recommandations contenues dans l'avis «Connaître et innover; des moyens concurrentiels pour la recherche universitaire» déposé en novembre 1999 par le Conseil de la science et de la technologie du Québec.

Cet avis demande au gouvernement du Québec, et particulièrement aux ministères de la Science et de la technologie et de l'Éducation d'assurer un financement concurrentiel à la recherche effectuée dans les universités du Québec. Ses neuf recommandations proposent notamment d'accroître le financement de la recherche universitaire dans les domaines des technologies de l'information, du génie et de la santé.

Des recommandations favorables au renforcement de Montréal comme pôle technologique

«Les recommandations formulées par le Conseil rejoignent très directement des recommandations formulées par Montréal TechnoVision, qui représente tous les grands secteurs de la nouvelle économie dans la région métropolitaine en vue de consolider le rôle de technopole de Montréal, a commenté M. Denis Dionne, président du Conseil de l'organisme.

«Nous avons demandé au gouvernement d'investir de façon ciblée dans les universités, afin de consolider, notamment, la recherche et la formation en technologies de l'information et en sciences de la santé et bio-sciences. La recommandation du Conseil visant à doubler le budget du fonds FCAR en orientant le financement vers la création ou le soutien des infrastructures de recherche correspond étroitement aux conclusions de notre étude sur les besoins de ressources professionnelles du secteur biopharmaceutique où il existe une forte demande pour des détenteurs de doctorats.
«Finalement, nous sommes convaincus que la recherche universitaire est un centre névralgique et stratégique pour le développement des compétences, mais aussi pour l'essor de toutes les industries à forte intensité de recherche», conclut M. Dionne.

Encourager la recherche pour assurer la création d'emplois stables

«Un coup d'oeil sur les statistiques les plus récentes de l'emploi nous indique clairement que les activités innovatives, les secteurs de la nouvelle économie, surtout, débouchent sur une forte création d'emplois, ajoute pour sa part le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, M. Pierre Laferrière. Le rythme accéléré de création d'emplois dans la région montréalaise découle de l'intensification des efforts de recherche dans les universités et dans les entreprises.

«Les recommandations du Conseil de la science et de la technologie, par ailleurs, s'harmonisent parfaitement avec notre position sur l'avenir des universités de la région montréalaise. Nous sommes convaincus que les universités jouent un rôle crucial dans le développement de la recherche, des technologies et des ressources humaines hautement formées qui constituent l'actif le plus important des entreprises de la nouvelle économie.

«Nous avons la conviction que les entreprises, qui contribuent déjà beaucoup au financement de la recherche, augmenteront encore leur contribution à mesure que se développeront des pôles de recherche encore plus dynamiques, plus avancés et mieux équipés. Nos propositions au ministre de l'Éducation au sujet du financement des universités favorisent, en outre, un financement ciblé et le développement accéléré des centres d'excellence propres à chacune des institutions."

Recherche universitaire et essor de la recherche industrielle vont de pair

«Nous avons la conviction que les recommandations du Conseil permettront aux universités québécoises, ainsi qu'aux entreprises, d'obtenir encore plus de financement de toutes sources, gouvernement fédéral, secteur privé, fondations publiques, si le gouvernement du Québec améliore le financement de la recherche, une fonction qui lui revient au premier chef, note pour sa part le président-directeur général de l'Association de la recherche industrielle du Québec, M. Claude Demers.

«Les investissements directs dans la recherche universitaire, en aval et en amont, le financement des coûts indirects, l'accroissement du nombre de jeunes professeurs et chercheurs, et un suivi rigoureux des effets résultant de fonds universitaires de valorisation de la recherche nous permettent d'anticiper un essor important de la recherche.

«Nous avons la chance de compter dans la région de Montréal et au Québec une masse critique d'entreprises qui investissent beaucoup dans la recherche, et ce, dans des secteurs économiques porteurs d'avenir. Il ne fait aucun doute pour nous que des investissements accrus dans la recherche universitaire et sa valorisation ne peuvent que constituer un puissant carburant pour le développement de notre économie, conclut M. Demers».
Les trois organismes appuient donc sans réserve les recommandations du Conseil de la science et de la technologie et demandent au gouvernement d'y donner suite, dans la mesure, évidemment, des moyens restreints dont il dispose. «Tout investissement dans la recherche est un investissement sain et rationnel pour l'ensemble de notre société, concluent les trois dirigeants».

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain compte au-delà de 7 000 membres. Sa mission première est de représenter les intérêts de la communauté d'affaires du Grand Montréal. Ses objectifs : être en tout temps pertinente pour ses membres, crédible auprès du public et influente auprès des gouvernements et des décideurs.

 

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