Communiqué : Création d'emplois : là où le bât blesse Montréal Malgré des voyants lumineux impeccables sur le tableau de bord montréalais, les ratés de l'emploi se sont faits préoccupants depuis un an

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Ajouté le 2 mars 2001 dans Communiqués de presse

Création d'emplois : là où le bât blesse Montréal

Malgré des voyants lumineux impeccables sur le tableau de bord montréalais, les ratés de l'emploi se sont faits préoccupants depuis un an : la courbe de l'emploi n'a pas cessé de fléchir, tant et si bien que le taux de chômage est passé de 6,5 %, en janvier 2000 à 8,5 % en janvier dernier.

Montréal, le mars 2001 - La nouvelle économie, qui se portait très bien, n'a pas réussi à contrer les démons de l'ancienne économie montréalaise : la fabrication a perdu de nombreux emplois, dont beaucoup dans le secteur du vêtement, peut-on lire dans la dernière édition du Tableau de bord de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, rendue publique aujourd'hui.

Pourtant, les gains de productivité ont été meilleurs qu'ailleurs au pays, en raison surtout de l'apport des nouvelles technologies qui situent Montréal à l'avant-poste des principales métropoles nord-américaines, soit au 4e rang, selon le critère par habitant, derrière San Francisco-Silicon Valley, Seattle et Boston.

Enfin, le Québec, dont la moitié de la croissance du PIB provient de Montréal, a connu une excellente croissance en l'an 2000 : %, le même pourcentage qu'en 1999, ce qui ne s'était pas vu depuis 12 ans.

Le Tableau de Bord débusque les signes d'un ralentissement économique imminent au Canada. C'est pourquoi, on y trouve une chronique qui pose la question : l'économie montréalaise est-elle en meilleure posture qu'en 1990 alors même qu'on s'engageait dans une récession difficile au Canada ?

Jean-Pierre Langlois, économiste à la Chambre, croit que le Québec – dont Montréal – n'est pas à l'abri des secousses conjoncturelles négatives qui ont déjà pris naissance au sud de la frontière. Loin de là. Pourtant, on garde une certaine dose d'optimisme en se disant que la restructuration de l'économie montréalaise est davantage sur les rails qu'elle ne l'était il y a 10 ans.

Il y a plusieurs fronts sur lesquels Montréal se porte bien : l'immobilier, le tourisme, le taux de pénétration d'Internet, le nombre d'arrêts de travail ou la Bourse de Montréal, dont la gageure sur le marché des produits dérivés semble porter de beaux fruits.

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain compte au-delà de 7 000 membres. Sa mission première est de représenter les intérêts de la communauté d'affaires du Grand Montréal. Ses objectifs : être en tout temps pertinente pour ses membres, crédible auprès du public et influente auprès des gouvernements et des décideurs.