Discours - conférencier : M. Bruno Morin, vice-président exécutif et chef de l'exploitation, Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec

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Ajouté le 8 juin 2000 dans Discours


Discours prononcé par M. Bruno Morin
Vice-président exécutif et chef de l'exploitation, Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec

Le 8 juin 2000

Monsieur le président de la Chambre,
Invités de la table d'honneur,
Mesdames et messieurs,

C'est avec grand plaisir que je me retrouve parmi vous ce matin et j'en profite pour remercier les dirigeants de la Chambre de commerce de Montréal métropolitain de cette invitation.

Cette occasion privilégiée me permettra de vous communiquer, je l'espère, mon enthousiasme face à la vitalité et la richesse que représentent vos entreprises et celles du Québec et notre intérêt à faire des affaires avec elles.

Vous comprendrez que je m'attarderai d'une façon toute particulière sur Desjardins et la gamme complète de produits et services que vous offre le réseau des caisses affiliées. Que votre entreprise ne soit qu'à l'étape de projet ou que vous vous lanciez à la conquête des marchés mondiaux, Desjardins peut devenir l'un de vos plus précieux alliés.

Pourquoi Desjardins souhaite-t-elle devenir partenaire de vos entreprises? Parce que nous y croyons. Nous croyons à votre dynamisme, à vos compétences, nous souhaitons faciliter votre succès.

Tout d'abord, il m'apparaît important de situer le contexte où évoluent vos entreprises. Je ne m'attarderai pas très longuement sur cet aspect mais, si par exemple, vous souhaitiez établir votre entreprise en Norvège, l'une des premières étapes serait de connaître minimalement la situation économique norvégienne, ses avantages concurrentielles, le développement de l'entrepreneurship etc.

Portrait économique du Québec

Laissez-moi vous faire part de quelques données que je trouve particulièrement intéressantes pour tout entrepreneur, pour vous et pour l'entrepreneurship québécois en général.

  • dans un rayon de 1000 kilomètres, le Québec compte 100 millions de consommateurs.
  • grâce à l'Accord de libre-échange nord-américain, c'est 380 millions de consommateurs que nous pouvons rejoindre.
  • avec un produit intérieur brut de plus de 190 milliards de dollars, le Québec se classe parmi les 20 premières économies du monde.
  • le Québec est maintenant le sixième exportateur sur le marché américain.
  • les entreprises s'implantant au Québec peuvent bénéficier d'avantages concurrentiels dans chacune des catégories de coûts qu'elles ont à assumer. Je pense ici aux coûts d'investissements initiaux, soit les coûts d'acquisition des terrains et la construction des bâtiments, je pense aussi aux coûts de main-d'oeuvre qualifiée inférieurs de 31% comparativement à ceux des États-Unis. Je souligne aussi le coût des services et le taux d'imposition des profits.

Je n'ai pas l'intention d'analyser ces données en profondeur. Je désire simplement vous dire que la force du Québec nous permet de faire de grandes choses, de réaliser des affaires sur un très vaste marché. Avec le bassin de consommateurs que vous offre notre positionnement, ne croyez vous pas y trouver un nombre considérable de clients pour votre propre entreprise?!

Montréal une métropole dynamique

Rapprochons-nous un peu, parlons quelques instants de Montréal, j'entends ici la grande région, la où chacun d'entre vous évolue.

Selon un étude de KPMG, réalisée en 1999, analysant treize métropoles d'affaires au Canada et aux États-Unis, Montréal est la ville où les coûts des entreprises sont les plus bas. Montréal bénéficie d'un avantage de 9,2% par rapport aux villes américaines.

Montréal c'est aussi 4 universités, 450 centres de recherche privés et publics, 60% de l'activité économique du Québec et un premier rang nord-américain très enviable quant au nombre d'emplois dans la haute technologie par rapport à sa population.

Donc, un contexte favorable et un dynamisme incontestable font de la grande région métropolitaine un berceau invitant pour tout entrepreneur en devenir.

Desjardins et les entreprises

Et Desjardins dans tout cela, bien Desjardins est, et entend demeurer, le partenaire financier de vos entreprises.

Desjardins c'est aujourd'hui un réseau de 5 millions de membres qui cumule plus de 76 milliards d'actif. Ensemble, les caisses détiennent des parts de marché importantes: elles financent près de 42% des prêts aux entreprises agricoles et 22% des prêts commerciaux et industriels. La part de Desjardins pour les prêts consentis aux PME atteint même 50% dans certaines régions du Québec.

Historiquement, Desjardins a été et demeure encore aujourd'hui le partenaire privilégié des petites entreprises étant habileté à les accompagner dans leur cycle de croissance. Comme on dit couramment, chez Desjardins on prend les entreprises au berceau! Et contrairement à la croyance populaire qui laisse croire que Desjardins n'est là que pour les petits épargnants et les petits projets, nous pouvons également accompagner les entreprises jusqu'à maturité et demeurer leur partenaire dans leurs projets d'envergure.

Vous savez, Desjardins est la première institution financière au Québec
à être entièrement décloisonnée, ce qui signifie que nous pouvons offrir tous les produits financiers sous notre toit.

Et puisque l'on parle d'éléments distinctifs, laissez-moi vous souligner qu'en 1974, Desjardins a été l'un des précurseurs au Québec en créant une société de capital de risque. L'action d'Investissement Desjardins est d'apporter du capital et du support stratégique aux entreprises en croissance. Ses investissements varient de l'ordre de 75 000$ à 10 millions de dollars pour des participations de 10 à 49% du capital action de l'entreprise.

Plus récemment, c'est-à-dire en 1998, Investissement Desjardins et la Fédération de Montréal ont lancé en partenariat le Fonds d'investissement de Montréal. Avec un capital initial de 20 millions de dollars, ce fonds investit dans des entreprises en démarrage ou en croissance. Jusqu'à maintenant, les investissements du Fonds se chiffrent à 4 millions 900 000 dollars répartis au sein de 10 entreprises.

  • Les Aliments Leika inc.
  • Coencorp Consultant Corporation
  • Damotech
  • Groupe Lysac
  • Heuristic Management Systems inc
  • Ixia inn.
  • KM Technologies
  • Logiciels Panteor inc.
  • Sinlab
  • BioTonix

Et pour le secteur d'activité relativement jeune de l'économie du savoir, nous avons mis en place le programme de prêts Accès Techno PME de 30 millions de dollars.

En somme, les entreprises chez Desjardins, elles nous tiennent à coeur! Nous savons que c'est par elles que passe la création d'emplois, la vitalité de l'économie, la bonne santé financière de notre société. C'est pourquoi, nous souhaitons plus que jamais les accompagner et ainsi contribuer à leur réussite.

Nous avons pris le grand «virage entreprises» depuis quelques années et nous travaillons sans cesse à bonifier notre façon de faire.

Pour y parvenir, nous avons mis en place, à la Fédération de Montréal, des centres financiers aux entreprises. Le premier centre a vu le jour il y a près de trois ans et depuis nous comptons 20 centres sur le territoire de notre Fédération, regroupant plus de 200 caisses.

Le déploiement des centres financiers est pour ainsi dire pratiquement complété puisque notre objectif est d'implanter 24 centres pour une adhésion possible maximale de 248 caisses.

Pour celles et ceux d'entre vous qui ne seraient pas très familiers avec cet outil, en quelques mots, les Centres financiers aux entreprises naissent d'une convention d'alliance entre les caisses participantes qui choisissent d'unir leurs forces afin d'offrir toujours et encore des services de plus en plus spécialisés et de qualité à leurs membres entreprises. Le regroupement de spécialistes, qui sont au total près de 450 présentement, permet une plus grande synergie et la création de véritables équipes d'experts entièrement vouées à servir les entreprises. Et laissez-moi vous dire que «ça marche», la recette est bonne et nos membres sont enchantés des services reçus. Actuellement, les Centres financiers de la Fédération de Montréal gèrent 29 000 dossiers qui génèrent un volume d'affaires de 3,8 milliards de dollars.

Dans certains cas, nos directeurs de comptes se spécialisent dans des champs d'activité bien précis, de telle sorte que si votre entreprise baigne, par exemple, dans le multimédias, la production de chocolat, l'immobilier, la consultation, l'édition ou les systèmes de réfrigération, notre spécialiste comprend votre «jargon» et est à même de mieux cerner vos besoins.

Vous savez, Desjardins est la seule institution financière à avoir regrouper des spécialistes de cette façon qui soient entièrement au service des entreprises.

Aujourd'hui, il ne faut pas se leurrer, les produits offerts sur le marché des institutions financières sont sensiblement les mêmes partout. Ce qui fait la différence, c'est la façon de les offrir, la qualité du service et le professionnalisme des gens, des conseillers qui vous accompagnent et chez Desjardins nous avons tout cela.

De plus, à la Fédération de Montréal, nous accordons beaucoup d'importance à la formation des ressources humaines afin que tous ces gens qui travaillent pour vous soient d'une compétence supérieure.

Comme je vous le disait, il y a quelques instants, nous souhaitons être pour chacune de vos entreprises un partenaire. Un partenaire soucieux de bien vous connaître pour vous offrir ce qu'il y a de mieux pour vous, selon vos besoins.

Les Centres financiers aux entreprises de la Fédération de Montréal ne sont pas une fin en soit mais un outil qui nous permette de réaliser de grands projets d'affaires avec vous.

Commerce électronique

Bien que nous reconnaissions toute l'importance du contact humain dans les relations d'affaires et que nous souhaitions que celui-ci demeure, on ne peut ignorer l'ampleur que prend la technologie et l'étendue des possibilités qu'elle nous offre.

Laissez-moi vous entretenir quelques instants d'un sujet qui me tiens particulièrement à coeur, soit le commerce électronique.

Je me souviens d'un époque pas si lointaine où tout cela semblait presque relever de la fiction. Mais aujourd'hui, le commerce électronique est une réalité; une réalité qui se nomme chez nous, DESJARDINS point COM. (Desjardins.com)

Présent sur Internet, nous développons différents outils afin d'étendre notre éventail de produits et services pour les adeptes du cybercommerce. Nous souhaitons faire en sorte que les entreprises québécoises, vos entreprises, se mettent elles aussi à l'heure du commerce électronique pour bénéficier de tous les avantages qu'il procure.

Desjardins.com a été développé en 1996. Davantage visité pour obtenir de l'information, il devient un site de type transactionnel et maintenant, il tend à devenir un outil de gestion pour les entreprises.

Desjardins.com est le site financier le plus populaire au Québec et rejoint plus de 200 000 transigeurs réguliers.

Chaque semaine, il s'effectue plus d'un demi-million de transactions via notre site Internet.

Pour ses membres entreprises plus précisément, Desjardins lançait au printemps dernier Accès D Affaires. Ce nouveau service marquait ainsi l'ouverture d'une nouvelle période des plus prometteuses pour les entreprises. Qu'est-ce qu'Accès D Affaires? Bien il s'agit d'un outil de gestion électronique qui permet aux entreprises de contrôler leurs comptes en temps réel par un accès Internet haute vitesse. Donc au moment où l'information est transmise, elle reflète la situation exacte. Les membres peuvent ainsi vérifier leurs soldes, leurs transactions, effectuer des virements, rembourser leur marge de crédit, payer des fournisseurs et même transmettre les fichiers de paie des employés et ce, je tiens à le préciser en toute sécurité et dans la plus grande confidentialité. Imaginer tout le temps ainsi économisé et toute la paperasse éliminée!

Accès D Affaires c'est 14 000 entreprises utilisatrices et 1100 appels chaque semaine.

Et pour l'instant, Desjardins est la seule institution financière à offrir à ses membres entreprises un service de dépôt et de retrait direct via le commerce électronique. Il sera également possible, d'ici peu, de faire des remises gouvernementales et de payer l'ensemble de vos factures de façon électronique.

Le commerce électronique chez Desjardins c'est aussi la carte @pprovisionnement de Visa. Disponible depuis septembre dernier, cette carte de crédit permet aux entreprises et à leurs fournisseurs de simplifier l'achat de biens et services courants toujours par le biais du commerce électronique.

Et ça ne s'arrête pas là. Nous évaluons actuellement de nouveaux moyens de distribution comme le cellulaire pour rendre disponible le commerce électonique. De son côté, le web TV est évalué à titre de nouveau mode d'accès.

En avril dernier, un sondage de l'Association des banquiers canadiens confirmait l'engouement des canadiens face aux nouvelles technologies de distribution des services financiers. 63% des répondants utilisent régulièrement les guichets automatiques. Près d'un canadien sur deux, soit 46%, indiquent qu'ils effectueront probablement leurs transactions bancaires par Internet au cours des deux ou trois prochaines années et déjà près d'un canadien sur dix affirment qu'Internet est le principal moyen utilisé pour effectuer leurs transactions.

Et pour l'avenir, un avenir très rapproché, 85% des canadiens s'attendent à la mise en place de nouvelles technologies au cours des prochaines années pour l'amélioration des services bancaires. On ne peut donc plus y échapper et surtout nous ne voulons pas passer à côté des attentes de ces gens à ce sujet.

Des études et des sondages de toutes sortes confirment ces données. Je n'ai pas l'intention de tous vous les présenter, ce n'est d'ailleurs pas le but de mon intervention mais permettez-moi une dernière petite parenthèse pour vous souligner qu'un récent rapport de Deloitte Consulting indique que les banques et les courtiers en valeurs mobilières devront être beaucoup plus agressifs pour déployer des services sur Internet s'ils veulent vaincre la concurrence des non-banques. Ils devront rapidement répondre à ces concurrents qui déploient des services comme le paiement électronique de factures. Les instituions financières devront donc s'engager sur cette voie.

Le moins que l'on puisse dire c'est que chez Desjardins, nous sommes prévenants, nous avons déjà mis en place une gamme d'outils électroniques afin de répondre à cette nouvelle réalité et pour offrir à nos membres, tant particuliers qu'entreprises, de bénéficier de tous les avantages des nouvelles technologies.

Voilà, nous avons largement abordé le volet du commerce électronique, ou si vous préférez, le E.commerce (prononcer en anglais). Il s'agit donc pour une entreprise ou une personne d'utiliser cet outil afin de se procurer les produits et services dont elles ont besoin via Internet. Vous avez sans aucun doute entendu parler de la cité du commerce électronique qui prendra naissance cet automne à Montréal; un projet qualifié par certains du plus important projet de l'histoire du Québec, par d'autres de Baie-James de Montréal. Peu importe le qualificatif que l'on lui donne, il s'agit d'un projet d'envergure extraordinaire et Desjardins est heureuse d'y être associée. Le E. commerce nous interpelle tous, peu importe le secteur d'activité où nous évoluons. Vos entreprises, grandes ou petites peuvent maintenant faire des affaires partout dans le monde. Il devient de plus en plus important pour les entreprises de se «BRANCHER» comme on dit couramment. Internet évolue à une vitesse incroyable et nous devons réagir rapidement avant d'être dépassés. Je lisais récemment un article dans la revue PME, que certains d'entre vous avez peut-être parcouru, on disait dans ce texte que le E. business, qui est apparu avant le E.commerce aurait déjà un volume d'affaires de 10 à 20 fois supérieur à celui du E.commerce. Le E.business permet notamment des relations bidirectionnelles entre les entreprises et la création d'alliances stratégiques. Donc il s'en brasse des affaires par voie électronique! Et tout cela est à l'avantage des PME. Les grandes entreprises, reconnues mondialement, peuvent évidemment trouver leur compte sur le net. Cependant, ce sont les petites et moyennes entreprises qui peuvent d'avantage tirer des bénéfices de ces nouvelles façons de faire des affaires la distance n'ayant aucune importance, les coûts étant faibles et bien d'autres.

Je ne voudrais surtout pas être moralisateur, mais je me permets de préciser que comme pour toutes décisions que doivent prendre les gestionnaires d'entreprises, il importe d'évaluer certains aspects avant de se lancer dans de grandes aventures. Mercadex International et la Caisse centrale Desjardins ont conjointement réalisé une étude portant sur l'internationalisation des PME québécoises dont les résultats ont été rendus public en février dernier. Je vous ferais grâce des détails de l'étude, puisque le temps me manque alors je me contenterai de vous dire qu'avant de choisir sa stratégie d'expansion à l'international, il faut analyser trois éléments clés. Premièrement, un bilan des qualifications de l'entreprise doit être dressé afin de déceler ses forces et ses faiblesses et mesurer ses atouts stratégiques au sein du marché visé. Deuxièmement, définir son marché cible et enfin, il est impératif de bien connaître l'environnement, comme je le mentionnais au début de mon allocution, si l'on veut faire des affaires en Norvège nous devrons minimalement connaître son contexte commercial, réglementaire et politique.

Je conclue en vous disant à nouveau que chez Desjardins, les entreprises, votre entreprise et votre réussite nous tiennent à coeur! Nous poursuivons sans cesse notre développement afin de s'adapter aux nouvelles réalités et répondre à vos besoins et vos attendes. Nous savons pouvoir vous accompagner dans tous vos projets, petits et grands. Ensemble, nous pouvons faire de grandes choses et n'hésitez pas à nous contacter par l'entremise de votre caisse ou d'un C.F.E., si ce n'est déjà fait!

Merci à tous!