Discours - conférencier : M. Paul Saint-Jacques, président-directeur général, Société du Palais des congrès de Montréal Le Palais des congrès de Montréal : unique mais pas seul !

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Ajouté le 8 décembre 2004 dans Discours

Le Palais des congrès de Montréal :
unique mais pas seul

Allocution de

M. Paul Saint-Jacques

Président-directeur général
Palais des congrès de Montréal


Chambre de commerce du Montréal métropolitain
Montréal, le 8 décembre 2004


Monsieur le Président et membres de la Chambre,

Partenaires de la table d'honneur,

Collègues de l'industrie et collègues du Palais,

Chers amis,

Je vous remercie, monsieur le président, pour l'invitation que vous m'avez lancée à partager, avec la Chambre de commerce, la vision du Palais en tant que partenaire du développement économique de Montréal. Cette invitation témoigne de l'évolution de l'image et de la compréhension qu'ont les acteurs économiques métropolitains du rôle du Palais dans la vie socioéconomique de Montréal, pour qui le Palais, pendant bien longtemps, était perçu comme n'étant qu'un simple locateur de pieds carrés !

Oui, depuis son ouverture en 1983 et plus encore depuis son agrandissement en 2002, le Palais s'est imposé comme un acteur incontournable, bien sûr, dans l'industrie des réunions et des congrès, mais aussi — et c'est sur cet aspect que je veux vous entretenir plus précisément aujourd'hui — comme un partenaire du développement intellectuel et économique de Montréal et du Québec, un partenaire qui a un rôle unique, mais qui n'est pas seul.

Aujourd'hui, je souhaite parler de ce que nous avons mis en place pour relever le défi de notre expansion ainsi que des enjeux auxquels le Palais et l'industrie sont confrontés pour renforcer le positionnement de Montréal comme destination de congrès et d'expositions.

Mission et vision

Rappelons l'essentiel : le Palais a pour mission de solliciter et d'accueillir des congrès, des expositions, des conférences, des réunions et d'autres événements. Institution publique à vocation commerciale, le Palais génère d'importantes retombées économiques et intellectuelles pour le Québec et contribue au rayonnement international de Montréal.

Oui, nous avons une mission ou une vocation unique, car nos installations sont uniques, nos services sont uniques et notre environnement l‘est aussi. Pour bien réaliser sa mission, le Palais entend maintenir et renforcer sa position de leader en offrant des services de qualité, un environnement exceptionnel et une expérience inoubliable à tous ses clients et ses visiteurs. Mais nous ne sommes pas seuls.

Il y a exactement deux ans, jour pour jour, le 8 décembre 2002, le Palais invitait la population montréalaise à venir découvrir le nouveau Palais sous le thème Fenêtres sur le monde. Aujourd'hui, rappelons-nous quels étaient les objectifs stratégiques de l'agrandissement du Palais. Il y en avait plusieurs :

- augmenter la capacité d'accueil du Palais pour lui permettre d'accueillir un événement de grande envergure ou d'accueillir simultanément deux ou trois événements de moyenne taille;

- rapprocher le Palais des hôtels du centre-ville;

- mieux intégrer le Palais dans son environnement;

- participer à la création du nouveau Quartier international;

- renforcer le positionnement du Palais sur le marché de l'industrie des grands congrès ;

- et enfin, accroître le rayonnement international de Montréal et du Québec.

Deux ans plus tard, où en sommes-nous ? Ou plutôt, comme vous me le demandez si souvent : Alors, Paul, comment ça va au Palais ?  Êtes-vous bien occupés ? Le Palais est-il rempli ?  Êtes-vous satisfaits ? Avez-vous atteint vos objectifs ?  

Objectifs atteints

Je ne vous le cacherai pas : ça va très bien. L'année 2000 a été exceptionnelle, l'année 2002 aussi. L'année qui se termine a été une très bonne année avec ses 179 événements qui ont attiré plus de 600 000 participants et visiteurs, générant des retombées économiques de près de 150 millions de dollars. Et 2005 s'annonce aussi très bien, notamment avec des congrès comme celui des gastroentérologues qui, en septembre prochain, réunira 15 000 participants et 300 exposants : l'un des plus importants congrès dans le domaine des sciences de la vie.

De tels résultats indiquent que la promesse de l'agrandissement a été remplie, pour ce qui est du nombre d'événements. Mais pas en nombre de participants. Vous le savez comme nous : partout dans le monde, il y a eu une baisse d'achalandage, mais nous avons déjà ajusté nos stratégies pour nous adapter à cette nouvelle réalité.

La promesse de l'agrandissement n'était pas seulement celle du Palais, mais celle de tous les partenaires montréalais qui ont ramé dans la même direction pour réaliser un projet important pour Montréal et pour renforcer son positionnement en tant que destination de premier choix.

Il n'y a pas que le Palais qui est content ces temps-ci. Voyons ce que disent les spécialistes. (vidéo)

Comme vous le savez, attirer des touristes d'affaires à Montréal — et surtout, les faire revenir! — c'est un défi constant qui force chacun d'entre nous, partenaires montréalais, à collaborer étroitement pour préparer l'avenir. Les succès actuels sont le fruit de bonnes décisions du passé et, comme dans bien d'autres secteurs d'activité économique, seule une vision et une volonté commune du développement de Montréal nous permettront de continuer à tirer notre épingle du jeu dans un monde de plus en plus compétitif. Nous avons ce qu'il faut pour réussir.


Industrie en changement : nouvelles approches

Tourisme Montréal et ses partenaires de l'industrie, incluant le Palais, ont développé de nouvelles approches en matière de branding, de promotion et de sollicitation qui ont donné de bons résultats. On n'a qu'à penser à la Campagne Affaires , qui a été un succès, et au nouveau modèle qu'on a développé ensemble récemment pour stimuler et conclure des ventes sur les marchés associatifs. D'autres mesures sont sur la planche à dessin, et il est encourageant de voir se concrétiser notre volonté commune de surmonter les obstacles liés aux changements profonds d'une industrie en transformation.

Pour mieux comprendre cette mouvance, le Palais a organisé, en novembre 2003, le Premier colloque sur l'industrie des congrès, dans le but de susciter, avec nos partenaires, une première réflexion commune sur l'avenir de notre industrie.

Pour réussir comme ville et comme destination, il ne suffit pas seulement d'avoir un bon produit, il faut aussi le faire connaître, et nous ne pouvons que saluer les efforts de Tourisme Montréal en matière de branding. Même si Montréal fait l'envie de nombreuses villes canadiennes, nous sommes bien conscients que plusieurs de nos compétiteurs aux États-Unis et ailleurs dans le monde ont des moyens de loin supérieurs aux nôtres en matière de promotion et de sollicitation.

En tant que ville hôte de rencontres internationales, Montréal demeure — vous connaissez les chiffres — 3e en Amérique du nord après Washington et New York, et 14e à l'échelle mondiale.

Nos compétiteurs historiques sont toujours en place, mais de jeunes loups font leur apparition dans la bergerie, comme la Corée et l'Afrique du Sud. Il ne faut pas non plus sous-estimer l'impact des millions de pieds carrés d'espace de réunions et d'expositions qui se sont ajoutés sur le marché nord-américain au cours des dernières années.

Invitation à la communauté : nos réseaux au service de Montréal

Pour que Montréal maintienne sa compétitivité comme ville d'accueil de rencontres internationales, il est important que tous les partenaires métropolitains, quel que soit leur domaine d'activité, et je pense ici à la Chambre, à Montréal International et à la Ville de Montréal, contribuent à bonifier l'offre Montréal et le branding de notre destination à titre de ville internationale.

Plusieurs avenues s'offrent aux partenaires montréalais pour appuyer l'industrie touristique dans ses efforts de promotion, de sollicitation et d'accueil de rencontres internationales. Inversement, plusieurs avenues s'offrent à notre industrie pour appuyer, à leur tour, les secteurs de pointe de Montréal dans leurs relations et leurs activités internationales, notamment dans les secteurs des sciences de la vie, de l'aéronautique et de l'énergie.

Comme la Chambre de commerce nous le rappelle souvent, la croissance économique de nos entreprises et de notre collectivité dépend, plus que jamais, de notre capacité à développer les compétences, à unir nos efforts et à innover. Quant au nouveau Palais, c'est ce que nous avons voulu accomplir par le biais de notre plan d'affaires.

Au fil des ans, le Palais a développé une expertise dans la sollicitation de grands congrès et l'accompagnement de comités organisateurs à toutes les étapes de la planification des candidatures. Il n'y a pas de recette unique pour amener plus de monde à Montréal. Une façon d'y parvenir consiste à encourager les milieux d'affaires et universitaires, entre autres, à inviter leur monde à Montréal.

À titre d'exemple, le Palais a élaboré récemment de nouveaux outils d'information et de promotion dans le but de susciter l'intérêt des chercheurs et des universitaires qui, autrement, n'auraient pas pensé à organiser une réunion internationale dans leur propre ville. Cet exemple s'inscrit dans notre plan d'affaires comme une des actions de mise en marché de plus en plus ciblées pour rejoindre les clients potentiels, un client à la fois. Ce démarchage met à contribution non seulement l'équipe du Palais, mais aussi ses Ambassadeurs, des personnalités qui ont déjà fait venir des grands congrès à Montréal et qui peuvent mettre leur expérience au service de leurs pairs.

J'invite donc les milieux d'affaires et universitaires à profiter des services offerts par le Palais pour attirer le mondeentier à Montréal ! Nous pouvons tous faire profiter Montréal de la force de nos réseaux. Dans ce sens, un exemple éloquent des retombées pour Montréal de la tenue de grands congrès est celui de la venue du second Congrès mondial sur le protéome humain (HUPO) qui s'est tenu en octobre 2003 et qui a connu un tel succès que l'organisation a décidé d'établir son secrétariat permanent à Montréal.

Une nouvelle signature commerciale

Je parlais tout à l'heure de l'importance du branding pour se démarquer de ses compétiteurs, ce que Tourisme Montréal a réussi avec brio au cours des dernières années pour permettre à Montréal de se distinguer comme destination. Pour sa part, dans la foulée de son agrandissement, le Palais mise sur une nouvelle image de marque et sur un parcours client de classe mondiale.

Comment le Palais se distingue-t-il des autres centres de congrès ? Comment le Palais contribue-t-il à l'image de marque de Montréal ? En étant unique, en offrant au client de faire de son événement un succès, en lui donnant des services de qualité, un environnement exceptionnel et une expérience inoubliable.

L'exercice de branding, qui a débuté à l'occasion des activités inaugurales en 2002, et le succès remporté par notre nouvelle épinglette nous ont amenés à reconnaître la nécessité de revoir notre signature commerciale. Cette nouvelle signature nous permettra sans doute de mieux communiquer qui nous sommes, l'accent ayant été mis sur la verrière multicolore, sur notre identité comme Palais et sur notre destination comme ville. Cette signature sera déclinée en français avec fenêtres sur le monde et en anglais avec views on the world.

Aux fournisseurs : une invitation à l'innovation

Au-delà des couleurs, nous voulons que notre nouvelle image de marque traverse l'ensemble de notre organisation, tant chez nos employés que chez nos fournisseurs. Tout comme l'offre Montréal concerne et inclut l'ensemble des acteurs de l'industrie touristique, le nouveau produit Palais doit inclure les fournisseurs et les partenaires de notre nouvelle galerie commerciale.

Ces entreprises doivent tenir compte de la conjoncture, des changements majeurs qui s'opèrent dans notre industrie et de la compétition féroce qui existe entre les villes et les centres de congrès. Ensemble, nous devons ajuster notre produit, mieux le vendre et mieux communiquer ce que le Palais, Montréal et le Québec ont d'unique à offrir au monde.

À nos fournisseurs et à nos nouveaux commerçants, je voudrais simplement dire ceci : « Le Palais a fait ses devoirs avec son projet de modernisation et d'agrandissement. Le Quartier international nous a construit des espaces urbains qui sont devenus une référence par la qualité de sa réalisation. »

Nous vous invitons à participer avec nous à la mise en forme du nouveau branding du Palais, à livrer un produit qui contribuera à distinguer Montréal des autres villes.

Les défis du Palais

Qu'est-ce qui se profile à l'horizon ? nous demande-t-on souvent. J'entrevois que le Palais réussira dans l'avenir, comme il a réussi par le passé, en ne perdant jamais de vue la priorité que nous devons continuer à accorder à nos clients.

Notre premier défi est d'assurer la réussite de chacun des événements que nous accueillons, et ce, à la pleine satisfaction de chaque client. C'est pourquoi nous travaillons sans relâche à améliorer notre parcours client à toutes les étapes, de la sollicitation à la production même des événements. Pour ce faire, le Palais entend promouvoir les valeurs suivantes :

  • L'excellence, une valeur tant pour notre personnel que pour nos services et nos équipements.
  • La confiance, car nous croyons en l'importance d'établir, avec nos clients, nos employés et nos partenaires, des relations basées sur la confiance mutuelle.
  • Le respect, car nous voulons travailler dans le respect des individus, des entreprises et des besoins qu'ils expriment.
  • Nous accordons aussi de l'importance au travail d'équipe, à l'intégrité et à l'éthique dans toutes les sphères de nos activités et à tous les échelons.

Toutes ces valeurs — excellence, confiance, respect, travail d'équipe, intégrité et éthique — sont au cœur de notre image de marque.

Notre second défi est d'optimiser la qualité de nos services ainsi que le rendement de notre organisation et de nos installations. La performance du Palais repose sur trois facteurs.

Premièrement, sur un financement adéquat, ce sur quoi nous travaillons avec le gouvernement du Québec dans le cadre de notre plan d'affaires, pour stabiliser nos subventions.

Deuxièmement, comme on ne peut pas entièrement dépendre de l'État, notre performance doit reposer sur des stratégies de mise en marché bien définies : ce sur quoi nous travaillons avec Tourisme Montréal et nos partenaires de l'industrie.

Troisièmement, notre performance doit reposer sur la diversification de nos marchés et de nos revenus. Cela implique une étroite collaboration avec nos partenaires des milieux d'affaires et de l'industrie. Voilà pourquoi nous ne sommes pas seuls.

Deux pistes pour l'avenir

Comme je l'ai dit précédemment, le Palais des congrès a pour mission de contribuer au rayonnement international de Montréal. Mais le marché des grands congrès ne suffit pas à financer un équipement de la taille du Palais. Rappelons que la saison des grands congrès se limite à six mois par année, de mai à octobre. Par ailleurs, dans la conjoncture actuelle où toutes les villes du monde et leurs centres de congrès se livrent une concurrence inégalée pour attirer les clients internationaux, le Palais est pris entre l'arbre et l'écorce, car le marché international ne fait pas vivre un centre de congrès, c'est bien connu.

Ce qui permet à un centre de congrès comme le nôtre de remplir correctement sa mission internationale, c'est sa capacité de se financer par d'autres moyens. Ainsi, à Montréal, la question que l'on doit se poser est la suivante : D'où le Palais devra-t-il tirer ses revenus pour remplir sa mission internationale ?

Comment le Palais peut-il continuer à maintenir des installations et des services qui répondent aux standards de qualité exigés par le marché international, alors que ce même marché exerce une pression constante pour obtenir toujours plus, et toujours à moindre coût ? Comment le Palais peut-il continuer à contribuer au rayonnement international de Montréal si on ne lui donne pas les moyens pour répondre à ce qu'on attend justement de lui ?

À long terme, la réponse réside peut-être dans la révision du modèle d'affaires.

Mais à court terme, la réponse réside dans la diversification des marchés. Pendant les six autres mois où le Palais n'accueille pas le marché international, le Palais peut accueillir les réunions, les salons publics, les salons commerciaux et les événements spéciaux. En tant qu'institution publique et entreprise commerciale, nous avons le devoir et la responsabilité d'offrir nos espaces et la même qualité de services à tous nos clients de tous nos marchés. Le Palais des congrès doit demeurer ce lieu de rencontre qu'il a toujours été, une agora où les délégués, les participants et les visiteurs de Montréal et du Québec viennent, eux aussi, pour avoir des services de qualité, un environnement exceptionnel et une expérience mémorable. Le Palais des congrès c'est aussi leur palais, c'est aussi votre Palais.

Tous les événements du marché local quels qu'ils soient — le Black and Blue ou le Bal en Blanc, le Salon de l'auto ou le Salon de la mariée, le Congrès du Parti libéral ou le Congrès de l'Ordre des infirmières, le party de Noël de Kraft ou de CGI — , bref tous ces événements font également partie de la mission du Palais et lui rapportent — et devront lui rapporter encore plus — les revenus qui lui sont nécessaires pour continuer à contribuer, à titre de partenaire de l'industrie, aux efforts de sollicitation et d'accueil des événements internationaux.

Agrandir vers l'est

En terminant, j'aimerais vous faire part d'un nouvel enjeu qui concerne tous ceux qui s'intéressent à l'avenir de Montréal. À l'est du Palais, dans le quadrilatère délimité au nord par l'avenue Viger, au sud par la rue Saint-Antoine , à l'ouest par la rue Saint-Urbain et à l'est par le boulevard Saint-Laurent, le développement futur de l'espace le long et au-dessus de l'autoroute Ville-Marie représente un nouvel enjeu de développement urbain et économique à Montréal.

De par leur situation à proximité du Quartier latin, du Vieux-Montréal, du Quartier international et du centre des affaires, ces terrains ont un potentiel de développement stratégique. Il est indéniable que, d'ici peu, un ou plusieurs promoteurs manifesteront leur intérêt pour des projets à venir. Dans ce contexte, j'annonce que le Palais souhaite que cet espace lui soit réservé afin de lui permettre, le cas échéant, d'agrandir vers l'est.

Plusieurs facteurs pourraient converger vers l'éventuelle nécessité d'un deuxième agrandissement du Palais. Nous sommes confrontés à unecompétition féroce, notamment de la part des villes de Toronto et de Vancouver, de Boston et de Philadelphie, dont l'offre en espace d'expositions et de réunions dépasse largement celle de Montréal. Au cours des prochaines années, Montréal risque de perdre sa position de première ville d'accueil de réunions internationales au Canada. Il faut donc prévoir le coup.

Dès son ouverture en 1983, le Palais avait déjà envisagé d'agrandir ses installations afin d'être en mesure de répondre à ses besoins futurs. Au fil des années, l'analyse du marché, notamment celui des États-Unis, ainsi que les nouvelles tendances dans l'industrie des congrès et des expositions, ont justifié le projet d'agrandissement. Vers la fin des années 90, ce projet a reçu l'appui de toute la communauté d'affaires de Montréal, car celui-ci visait à renforcer le positionnement de Montréal. En d'autres mots, l'expansion du Palais a été un levier de développement économique de Montréal.

Aujourd'hui, le Palais ne peut envisager un second agrandissement ailleurs qu'à l'est de la rue Saint-Urbain. Bien qu'aucun projet précis ne soit en marche, il est opportun de l'inscrire, aujourd'hui, comme étant un projet qui pourrait être complémentaire à un autre et réalisé en partenariat avec d'éventuels projets de développement dans le secteur. Par exemple, si le projet d'un nouveau CHUM inclut un centre de conférences ou un auditorium, il est clair que le Palais serait intéressé à en être un partenaire, compte tenu du fait que 40 % des congrès internationaux proviennent du secteur des sciences de la vie.

Complémentarité, partenariat, synergie… le Palais souhaite donc réserver cet espace urbain en prévision de ses besoins futurs en espaces de réunions et d'expositions dans le but de poursuivre sa mission de partenaire du développement économique de notre ville. Si de bonnes décisions prises dans le passé ont porté leurs fruits jusqu'à maintenant, nous avons le devoir et la responsabilité, aujourd'hui, de préparer l'avenir, de prendre tous les moyens qui sont à notre disposition pour continuer à contribuer activement au positionnement de Montréal et du Québec.

Je vous remercie de votre attention. Comme cette rencontre de la Chambre est l'une des dernières de l'année, je profite de l'occasion pour vous souhaiter de joyeuses fêtes et une bonne année 2005.