Le talent : moteur de développement économique

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Ajouté le 22 septembre 2009 dans Textes d'opinion

Texte signé par Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et publié dans le site Web www.electionsmontreal2009.com


Le 22 septembre 2009

Le talent : moteur de développement économique

Dans le cadre de la campagne électorale municipale qui vient de débuter, je poserai aux candidats à la mairie de Montréal deux questions portant sur un enjeu prioritaire pour la Chambre. Ma deuxième question est la suivante :

« Que comptez-vous faire qui pourrait contribuer à attirer, former et retenir le talent à Montréal ?  »

À mes yeux, c'est là une question primordiale pour la réussite économique de Montréal.

Nous le savons tous, l'économie de demain se construira d'abord avec le talent. Pour la prospérité d'une métropole, le talent est devenu la ressource naturelle la plus précieuse et la  plus convoitée. Or, cette ressource est très mobile, si bien que toutes les sociétés modernes se sont engagées dans une féroce compétition pour attirer, développer et retenir les travailleurs, créateurs et décideurs les plus talentueux.

Nous détenons certains avantages que nous aimons bien étaler : le dynamisme de nos créateurs, le sentiment de sécurité qui nous habite à toute heure du jour et, de façon plus générale, la qualité de vie de la métropole… ces arguments nous sont familiers. Mais il y a plus !

Le talent recherche des lieux de savoir, d'innovation et de créativité. Or, nous sommes déjà une ville de savoir, que ce soit dans des secteurs de pointe tels que nos grappes industrielles en aéronautique, en sciences de la vie et en technologies de l'information, ou encore dans des secteurs plus traditionnels tels que la mode ou l'agroalimentaire. En fait, la migration de notre économie vers des segments à haute valeur ajoutée est au cœur de notre stratégie pour préserver et renforcer notre qualité de vie collective.

Bref, si nous avons pris le virage et fait le choix de l'économie du talent, cela nous place néanmoins devant un test de cohérence : agissons-nous toujours, en matière de talent, comme s'il s'agissait de la pierre d'assise de notre prospérité ?

Car le talent est autant un défi colossal qu'un enjeu complexe.  D'abord, il concerne tous les paliers de gouvernement, à commencer par les gouvernements fédéral et provincial, mais également l'administration municipale.

Je suis curieux de savoir, dans une perspective locale, si les candidats à la mairie se reconnaissent un rôle dans le développement de notre économie du savoir ? Ont-ils des idées pour attirer ici encore plus de talents étrangers ?  D'après eux, que peut faire la mairie pour renforcer nos institutions du savoir que sont les universités et les grands laboratoires de recherche ? Comment la Ville peut-elle stimuler chez les jeunes le goût d'apprendre et de s'intégrer à l'économie du savoir ?

Je crois que le rôle d'un maire est d'abord de réussir la gestion des affaires courantes de sa ville. Mais lorsqu'il s'agit d'une métropole de l'ampleur de Montréal, le maire doit également faire preuve de leadership et d'influence s'il veut mobiliser les efforts d'une foule de partenaires – à commencer par ceux des autres paliers de gouvernement.  Il me semble que la question du talent illustre à merveille cette réalité.