Trois champs d'action prioritaires pour le prochain gouvernement du Québec

Partager sur :
Imprimer

Ajouté le 5 novembre 2008 dans Communiqués de presse

Communiqué

Trois champs d'action prioritaires
pour le prochain gouvernement du Québec

Montréal, le 5 novembre 2008 – Dans le cadre de la présente campagne électorale provinciale, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain tient à présenter aux différents partis trois champs d'action prioritaires pour la croissance et la prospérité du Québec et de sa métropole. Ce sont autant des domaines pour lesquels le prochain gouvernement devrait agir avec célérité que des enjeux qui devraient mobiliser l'appui des partis d'opposition.

1. LE TALENT

« En raison de l'environnement économique mondial actuel, les entreprises d'ici ne peuvent espérer connaître du succès sans être compétitives et, surtout, à l'avant-garde. Or, la capacité d'une entreprise à se distinguer sur les marchés – qu'elle passe par l'originalité, la qualité, la productivité ou l'innovation – repose d'abord et avant tout sur le talent des individus qui la composent, d'où l'importance, pour le Québec et sa métropole économique, de former, d'attirer et de retenir le talent », a déclaré Roger Plamondon, président et chef de la direction par intérim de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

La poursuite de cet objectif devrait notamment s'accompagner des actions suivantes :

  • Un réseau d'éducation supérieure de première qualité, capable d'attirer et de soutenir les activités de recherche et d'enseignement des cerveaux les plus talentueux, qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs – d'où l'importance d'accroître le financement accessible au réseau d'éducation supérieure, tant par la poursuite du dégel des frais de scolarité que par l'augmentation générale des fonds dédiés à l'éducation.
  • Une stratégie dynamique d'attraction et d'intégration des talents étrangers, tout particulièrement le renforcement des études supérieures comme porte d'entrée pour l'immigration au Québec des étudiants étrangers.
  • Un soutien accru et continu à la vitalité culturelle à travers la réalisation prochaine d'investissements importants déjà planifiés dans ce domaine, en particulier le Quartier des spectacles et la nouvelle salle de l'OSM.

  
2. LES INFRASTRUCTURES

« Autant le Québec que Montréal ont des besoins importants pour ce qui est du renouvellement et du développement de leurs infrastructures.  Ces investissements publics, qui sont essentiels pour la compétitivité de notre économie, prennent, dans le contexte actuel, une importance stratégique encore plus grande. En effet, leur réalisation prochaine permettra de stimuler l'économie québécoise, de soutenir l'emploi et, à terme, favorisera le positionnement du Québec comme l'une des économies les mieux placées pour profiter de la relance économique mondiale », a poursuivi Roger Plamondon.

Parmi les investissements en infrastructures qui sont projetés, la Chambre considère que les suivants devraient être traités en priorité :

  • Le renouvellement des infrastructures de transport routier afin de faciliter la fluidité des déplacements des travailleurs et des marchandises, en particulier la modernisation de la rue Notre-Dame, le remplacement de l'échangeur Turcot ainsi que le réaménagement de l'autoroute Bonaventure dans le havre de Montréal.
  • La poursuite du renouvellement et du développement des infrastructures de transport en commun, notamment par l'achat de nouveau matériel roulant pour les trains de banlieue, les autobus et le métro ainsi qu'avec la navette ferroviaire entre l'aéroport et le centre-ville. À tous égards, il faut absolument investir dans la qualité pour faire du transport en commun une option réellement avantageuse par rapport à l'utilisation de la voiture.
  • L'avancement rapide des grands projets immobiliers en santé du CUSM, du CHUM et de Sainte-Justine, qui sont tous critiques pour le positionnement de Montréal comme centre de pointe dans les sciences de la santé. Dans le contexte économique actuel, ces projets représentent aussi un gage de santé pour l'industrie de la construction et constituent l'occasion de revitaliser des parties importantes de la trame urbaine montréalaise. 

 

3. LES PME

« Partout au Québec, le talent des Québécois est mis en valeur à travers la création de nouvelles entreprises. L'entrepreneuriat et les PME qui en résultent sont un signe de santé économique et la manifestation de notre aptitude à saisir les nouvelles occasions d'affaires et à en tirer profit. C'est de cette énergie créative à l'état brut que naissent les futures championnes, les PME que la réussite et la croissance transformeront en fleurons de notre économie », a ajouté Roger Plamondon.

Pour cette raison – et a fortiori dans un contexte économique exigeant –, le Québec doit cultiver et favoriser l'entrepreneuriat et soutenir ses PME, notamment par les actions suivantes :

  • Faciliter l'accès des PME au capital de risque et au financement des activités liées aux phases de démarrage et de commercialisation.
  • Porter une attention particulière, en matière de soutien gouvernemental, aux entreprises qui ont le potentiel et l'ambition de devenir de grandes entreprises, notamment en les appuyant dans le développement de nouveaux marchés à l'international.
  • Soutenir les entreprises dans le développement des compétences spécialisées et linguistiques de leurs employés afin de répondre aux défis liés à la pénurie grandissante de main-d'œuvre.

 

« L'économie du Québec et celle de la métropole traversent une période particulièrement inquiétante, avec notre principal partenaire commercial international aux prises avec une crise financière majeure et une économie mondiale qui semble sur le point de connaître un ralentissement important. Cela dit, les bases économiques du Québec demeurent saines. Dans ce contexte, le souhait de la Chambre est que l'économie montréalaise confirme sa résilience et sa capacité à résister à la tourmente. Ainsi, l'avenue à privilégier est d'abord celle des leviers que nous contrôlons, à savoir le dynamisme de l'économie intérieure. C'est donc avec cela en tête que nous identifions le talent, les infrastructures et les PME comme d'importants champs d'action pour le prochain gouvernement du Québec », a conclu Roger Plamondon.

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain compte quelque 7 000 membres. Sa mission est de représenter les intérêts de la communauté des affaires de l'agglomération urbaine de Montréal et d'offrir une gamme intégrée de services spécialisés aux individus, aux commerçants et aux entreprises de toutes tailles de façon à les appuyer dans la réalisation de leur plein potentiel en matière d'innovation, de productivité et de compétitivité. La Chambre est le plus important organisme privé au Québec voué au développement économique.

-30-

Information :
Sylvie Paquette
Coordonnatrice, Relations médias
Chambre de commerce du Montréal métropolitain
Tél. : 514 871-4000, poste 4015
sylvie.paquette@ccmm.qc.ca