Améliorer la fluidité à Montréal pour renouer avec la prospérité

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Ajouté le 14 mai 2015 dans Textes d'opinion

Texte signé par Michel Leblanc, président et chef de la direction, Chambre de commerce du Montréal métropolitain, et diffusé dans le Huffington Post Québec.

Le 14  mai 2015

Améliorer la fluidité à Montréal pour renouer avec la prospérité

L’arrivée attendue du temps doux coïncide avec la reprise des travaux routiers. Et 2015 sera une année particulièrement chargée en cette matière. Turcot, Champlain, Saint-Pierre, Mercier, Bonaventure et Dorval; le sud-ouest de l’île ne sera pas épargné. L’autoroute métropolitaine et le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine viendront bientôt s’ajouter à cette liste.

Dans les prochains mois, convenons-en, il faudra retenir notre souffle. Mais, le cynisme entourant trop souvent ces travaux voile l’importance cruciale de réparer la métropole pour améliorer notre productivité et notre environnement. Si nous voulons plus de création d’emplois de qualité, il faut plus d’investissement privé. Or dans une étude publiée en 2012, la Chambre révélait que l’état inquiétant des infrastructures montréalaises représentait l’un des principaux freins à l’investissement privé. Il est ainsi essentiel d’investir temps et argent tant dans la remise à niveau de nos infrastructures routières que dans le développement du transport collectif.

Le choix du transport en commun pour améliorer la fluidité

La Chambre plaide depuis plusieurs années pour une amélioration de l’offre en transport commun comme solution pour diminuer la congestion et accroître la fluidité des déplacements. Rappelons que les coûts de congestion dans le Grand Montréal ont atteint une somme record de 1,8 milliard de dollars en 2013.

Le transport en commun permet de réduire le temps de déplacement de l’ensemble de la population, y compris des non-utilisateurs. Les usagers du transport en commun sont autant de personnes réduisant la congestion du système routier, ce qui améliore la mobilité des personnes et des marchandises.

Investir dans le transport collectif, c’est réduire le nombre d’automobiles sur les routes, diminuer les coûts de voyagement, le temps d’accès à son milieu de travail et le stress des embouteillages et améliorer la qualité de vie de tous.

Mobilité urbaine et transport intelligent

Mais tant pour nos infrastructures routières que pour le transport collectif, Montréal doit aller plus loin si on veut réellement accroître notre richesse et notre fierté collective.

Notre métropole possède tous les atouts en matière de connaissances et de créativité pour développer une approche intégrée de la mobilité urbaine et moderniser ses infrastructures grâce à l’utilisation de nouvelles technologies. Nos infrastructures de transport doivent être performantes, intelligentes et sécuritaires et nous permettre ainsi d’améliorer la fluidité de la circulation des personnes aussi bien que des marchandises.

En soi, les discussions actuelles sur la future gouvernance de l’agence responsable de la planification du transport en commun sur l’espace métropolitain, les récentes annonces de l'Administration Coderre en matière de ville intelligente et numérique et le projet de loi 38 qui vise à permettre à la Caisse de dépôt d’investir dans nos infrastructures de transport collectif sont toutes d’excellentes nouvelles.

Alors, dotons-nous d’une vision intégrée du transport, choisissons des solutions innovantes pour financer nos infrastructures, faisons preuve d’exemplarité dans notre gestion de travaux et, en attendant le résultat final, assurons-nous de mettre en place toutes les solutions pour limiter les impacts négatifs des travaux sur la circulation : coordination entre les paliers de gouvernement, chemins alternatifs efficaces, signalisation et communication… Organisons le chaos et profitons-en pour nous dépasser.

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain tiendra le 15 mai prochain un forum stratégique sur la mobilité urbaine et le transport intelligent.